𝐏𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 : 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐨𝐮𝐛𝐥𝐞 𝐩𝐞𝐢𝐧𝐞 ?  𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐚 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐟𝐢𝐬𝐜𝐚𝐥𝐞 𝐯𝐞𝐮𝐭 𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐢𝐚𝐥𝐞

C’est une idée qui parait simple…
Et pourtant, il aura fallu attendre 2026 pour qu’elle entre (peut-être) dans le Code général des impôts.

Aujourd’hui, un parent verse une pension alimentaire : il la déduit de son revenu imposable.
L’autre la reçoit : il la déclare comme un revenu.

Ainsi, celui qui contribue partiellement paie moins d’impôts, celui qui assume le quotidien paie davantage.
La « double peine » dans toute sa rigueur administrative.

La commission des finances de l’Assemblée nationale a, le 20 octobre dernier, adopté un amendement pour y mettre fin.

Désormais, les pensions reçues pour un enfant mineur seraient non imposables (plafond de 4 000 € par enfant, 12 000 € par an).
Le parent verseur, lui, perdrait la déduction, mais gagnerait une demi-part fiscale.

Objectif affiché : neutralité fiscale, simplification, et – soyons optimistes – moins de conflits devant le juge aux affaires familiales. Parce qu’en théorie, une pension ne devrait pas être un champ de bataille ni un levier fiscal.

Sur le papier, c’est de la justice fiscale.
Dans la pratique, on verra si la mesure survit à la navette parlementaire, aux arbitrages budgétaires et aux réalités du terrain.

Une chose est sûre : la pension alimentaire n’a jamais été un revenu.
C’est la contribution à l’entretien d’un enfant.
Et ce n’est pas parce qu’on l’appelle “alimentaire” qu’elle devait nourrir le fisc.

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